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Effarouchement de nuit pour déloger les pigeons

Depuis de nombreuses années, la Ville de Lunel doit faire face aux problématiques engendrés par les colonies de volatiles installées en ville. Corbeaux, choucas des tours, étourneaux… mais parmi eux, les pigeons sont devenus les plus indésirables.

Ainsi depuis 2016, la Ville de Lunel fait procédé à des campagnes régulières d’effarouchement pour repousser les volatiles en dehors de la ville. Mais les pigeons sont à part : à la différence des étourneaux par exemple, ils ne communiquent par entre eux. À la limite au sein d’un même groupe mais pas au sein
d’une colonie entière. Donc les effaroucher fait simplement partir une famille de pigeons qui est aussitôt remplacée par une autre… Le problème de leurs nuisances demeure. Et suite aux remontées des riverains, plusieurs rues du cœur de ville sont « squattées » par les volatiles. Cet oiseau, présent dans les
villes depuis le Moyen-Âge n’est pas facile à dénicher puisqu’il envahit tous les espaces possibles.

La Ville de Lunel s’est donc penchée sur le problème et a choisi de faire appel à Christophe Puzin, fauconnier qui exerce depuis plus de 20 ans et qui a l’expérience et le recul sur ce que l’on appelle la bioprédation. Le fauconnier qui intervient régulièrement pour réguler les colonies de pigeons en milieu
urbain utilise un prédateur naturel du volatile pour ainsi, réguler ou effaroucher sa population. « La bioprédation a pour but de rééquilibrer l’écosystème de la biodiversité » explique-t-il. Depuis 2009, il intervient donc spécifiquement pour les pigeons dans différents milieux : urbain, industriel, agricole… voir pour des grands évènements comme le Festival de Cannes. « La bioprédation peut non seulement stabiliser la démographie d’une population de volatiles dans son milieu, mais elle stabilise aussi sa biomasse. »

Le fauconnier interviendra donc à Lunel sur des sites sensibles et très ciblés dans le cœur de ville. Il travaillera ainsi avec des buses de Harris pendant 4 à 5 jours. « Elles sont là pour installer un climat d’insécurité pour les pigeons » indique Christophe Puzin. Mais à la différence des effarouchements déjà
pratiqués à Lunel, le fauconnier travaillera de nuit, entre 21h et 1h. Ce qui nécessitera une extinction des rues concernées. Car une fois le noir fait, le fauconnier à l’aide d’une lampe spéciale indique à ses rapaces là où ils doivent intervenir et faire peur. Du 13 au 16 juin prochain, de 21h à 1h, certains endroits de la ville se retrouveront sans éclairage public. Cette intervention devrait donner une réponse rapide et efficace à la problématique engendrée par les colonies de pigeons : nuisances sonores et olfactives, dégradations matérielles en raison de l’acidité de leur fiente et également la gène occasionnée pour les riverains. Et pour apporter une réponse à plus long terme, les services de la Ville travaillent actuellement pour trouver des solutions afin de réduire l’habitat des pigeons en ville.

 

Du 13 au 16 juin prochain, de 21h à 1h, l’éclairage public sera éteint sur : 

  • Rue Marceau,
  • Rue des Caladons,
  • Rue du Marché,
  • Rue du Puits de la Pointe,
  • Rue Frédéric Mistral,
  • Rue Ménard,
  • Rue du Pouget,
  • Place des Martyrs de la Résistance,
  • Place de la république,
  • Place Jean Jaurès,
  • Cours Gabriel Péri,
  • Allée Baroncelli
  • le secteur des Arènes